julien_clercAlors maintenant tu prends ta pelle et ton seau et tu vas jouer ailleurs, ok ?
Voila ce que nous pourrions dire à une grande partie des artistes qui se produisent sur scène suite à ce que j'ai vécu hier soir.
Il y a quelques mois j'avais offert à ma mère des billets pour les concerts de Benabar et Julien Clerc et bien sur, pas question qu'elle y aille seule, donc je me suis sacrifié (ce que je suis prêt à faire pour ma mère c'est inouï). La semaine dernière ce fut Benabar, et hier soir Julien Clerc donc. Je dois vous avouer qu'autant pour le premier je n'y suis pas allé trop à reculons (pour info le concert fut formidable), mais il ne faisait aucun doute pour moi que je n'avais pas gardé le meilleur pour la fin. C'est bien simple, j'ai même pensé un instant emporter mon iPod pour ce concert.

Assis au 6ème rang nous étions vraiment au pied de la scène, c'est toujours important de payer les places au prix fort afin de bien se démarquer des prolos qui restent au fond de la salle. Pas question de se mélanger à la masse crasseuse.
Début du show prévu à 20h. 20h15 les lumières s'éteignent, un rayon de lumière se pose sur la scène et voila le chanteur. 15 minutes de retard, autant dire la ponctualité dans le monde du showbiz ou trop souvent le talent se mesure au retard et aux caprices.
Un chanteur, 4 musiciens, un son irréprochable. Bien sur le jeu de scène n'est pas au rendez-vous mais après tout, on s'en fout un peu non ?
Des chansons au piano plus intimes, d'autres debout plus enlevées, des vieilles habillement mélangées aux nouvelles (attention je ne parle pas du public mais bien des chansons). Ses musiciens resteront pour moi le point fort de cette soirée. Avant le concert je regardais la scène et j'étais étonné de voir autant d'instruments, mais mon etonnement fut encore plus grand en voyant seulement 4 gars arriver. Chaque musicien change d'instrument quand celà est nécessaire, un coup l'un joue du piano, puis passe à la trompette et c'est un autre qui le remplace au piano car celui qui jouait de la basse est passé au synthé. Bref, des hommes très talentueux (il est évident que seuls les hommes peuvent atteindre un tel niveau de talent, les nanas c'est bon pour faire choristes, la preuve y'en avait même pas).

Bref, deux heures très agréables. Un professionnalisme sans faille et surtout pas de caprice de star avec des rappels à rallonge pour se faire désirer. Juste deux et seulement 20 secondes d'absence, à peine le temps d'aller pisser (pour lui bien sur, moi j'y suis allé avant).

A compter d'aujourd'hui je dirais donc Monsieur Julien Clerc.

Casquette l'artiste ! (En effet, il est grand temps de renouveler les expressions, qui porte encore des chapeaux de nos jours ?).