tongAlors la mes amis, je suis colère, je suis colère parce que je suis pas content. Vendredi dernier je suis allé voir le spectacle Lord of the Dance. J'ai toujours été estomaqué par la dextérité des danseurs de claquettes. J'ai quelques vidéos à la maison, mais je n'avais pas réalisé l'étendue de mon bonheur de pouvoir avancer certaines séquences comparé au spectacle en live.
Tout d'abord la scène, un espace assez petit finalement, avec quelques poteaux en ferraille sur les côtés et au fond un drap noir. Nous dirons épuré pour être poli.
Le spectacle commence, avec les habituelles 10 à 15 minutes de retard car si vous arrivez à l'heure vous ne vous faites pas désirer et donc vous n'êtes pas un vrai artiste. Un petit bout de femme tout brillant se tortille de manière totalement ridicule sur scène en soufflant dans une flûte en plastique avec embout vert (vous savez les mêmes que celles présentes dans les surprises des boulangeries de ma jeunesse, avec parfois des petits bonbons dedans). Cette séquence de mime restera dans les annales.
Puis elle saupoudre quelque chose de brillant sur la scène et là, une dizaine de filles lamentablement vautrées sur la scène jusque la décident de se relever. Elles entament des pas de danse grotesques et rigoureusement inutiles. Car en fait elles ne dansent pas, elles occupent la scène en sautillant bêtement. Quand vous dansez comme avec des claquettes mais sans les claquettes au pied vous devenez vite ridicule. Ce fut le cas.
La danse achevée, place aux hommes. Et la je me dis "ouf, au mois je ne me suis pas trompé de spectacle". Jusqu'à la fin les trop rares séquences de claquettes seront exemplaires.

Ensuite arrive une espèce de castafiorecastafiore rouquine en drapé vert qui nous gratifie d'un playback comme je n'en avais pas vu depuis les années 80 à la télévision. Exceptionnel. Puis s'enchaînent les interminables séquences de danses grotesques des soubrettes et les trop rares passages en claquettes. C'est pas compliqué, en voyant les chorégraphies, je pensais qu'il s'agissait du spectacle de fin d'année de la kermesse de l'école.

Et encore je ne vous parle pas des deux blondasses et de leurs violons. Jusqu'à ce jour je pensais que les accordéonistes étaient les musiciens les plus ridicules sur scène, à présent ils ont de sérieux concurrents avec les violonistes. Certains instruments sont décidément bien ingrats avec leurs propriétaires.

35 minutes après le début du spectacle une voix off nous annoncent 15 minutes d'entracte !
Evidemment, 28 minutes d'ennui sur un spectacle de 35 minutes, les spectateurs ont bien mérité leur pause.

Deuxième partie et rien de bien nouveau à se mettre sous la claquette. Les costumes sont comme dirait Benureau "d'un goût zessquis". L'apothéose se produisant lors d'une énième séquence de danse sans claquettes dans laquelle les hommes et les femmes gigotent sur scène dans des costumes fluos, évidemment en harmonie parfaite avec les origines celtiques de la troupe.
S'ensuivent quelques prestations cauchemardesques de la joueuse de flûte en plastique à bec vert, de la reine du playback en drapé vert. Le seul moment positif survient quand le méchant danseur (oui sur le plan de l'intrigue c'est assez sommaire, le méchant et le gentil) capture la joueuse de flûte et lui casse son instrument. Malheureusement le gentil danseur est plus fort et lui répare. Font chier ces gentils.
A ce moment je n'avais qu'une envie c'était que ce spectacle se termine au plus vite. Quel ennui.
Le final arrive enfin et après les quelques pitoyables mais incontournables rappels, je peux enfin quitter la salle.
En conclusion, Lord of the Dance n'est ni plus ni moins qu'une franchise de Michael Flatley qu'il distribue de pays en pays. Si vous retirez les séquences de chant en playback, les danses ridicules sans claquettes façon kermesse de l'école du bourg,la joueuse de flûte en plastique à bec vert, l'entracte de 20 minutes et les deux blondasses qui jouent du violon comme dans un vieux saloon, il va vous rester 10 minutes de vraies claquettes.

Consternant. Conclusion, n'y allez pas et n'achetez même pas les DVD.

En revanche si vous avez l'occasion de voir Riverdance un jour, foncez, il n'y a pas photo entre les deux.

Et comme il n'y a aucune raison pour que je sois le seul à avoir souffert, voici une petite vidéo de la séquence des violonistes. Je me demande toujours si elles sont en playback aussi.