De la même manière que nous étions tous américains le 11 septembre 2001, aujourd'hui j'aimerai dire que nous sommes tous footballeurs. Le sport de la masse crasseuse est en deuil.
Mais non, je plaisante, on s'en tape un peu du foot, non ? Enfin moi oui.
C'est quand même pas clair cette histoire de Gilardi. J'espère qu'ils vont pratiquer une autopsie sur son corps, ils ont bien charcuté Chantal Sébire pour moins que ça. Moi je serai pas étonné de retrouver du Polonium-210 dans sa verveine. Faut pas oublier qu'il a quand même envoyé Papy Roland en pré retraite (je suis désolé mais commenter un match de foot sur M6 en compagnie de Jean Marc Ferreri, on ne peut pas appeler ça une promotion). Alors méfiance sur l'infarctus.
Admettons qu'il s'agisse bien d'un infarctus, j'ai une petite idée sur la cause. J'imagine très bien Thierry Roland arrivant chez Gilardi en fin de soirée et lui annonçant "Tu sais Thierry, la saison prochaine dans le championnat de France, il y aura au moins 2 buts par matches". Comment résister à un tel choc ? N'importe quel connaisseur du milieu du football casse sa pipe dans les 3 secondes.
C'est quand même sympa comme sport, le football. Après les coups de boule sur le terrain, les cris de singe dans les tribunes et autres saluts des "supporters" la main tendue à destination de leurs amis de la tribune d'en face, voila que les commentateurs y laissent leur peau. Thierry Roland nous a bien fait une rupture d'anévrisme en 2003.
Ce que j'aime dans ces moments là, ce sont les petites déclarations dont se fendent les personnalités. Ma préférée ira à Thierry Roland (encore lui je sais) qui a déclaré : "Il était la joie de vivre personnifiée". Elle en a prit un bon coup dans l'aile la joie de vivre depuis hier !
Mais pourquoi il ne nous a pas ressorti une de ses phrases dont il avait le secret, du genre "il a été fauché comme un lapin en plein vol" ou encore "avec sa femme, ils ne passeront plus leurs vacances ensemble". Ça aurait eu de la gueule non ? Et là au moins les supporters bas du front (excusez le pléonasme) auraient compris l'hommage.
En tout cas, à en croire les témoignages, voila encore un homme parfait qui meurt. Que de qualités affichées et d'éloges déversées depuis hier. C'est l'avantage de mourir, on ne vous trouve que des qualités. Enfin l'avantage de mourir quand on est célèbre car rassurez-vous, à votre enterrement, on dira plein de mal sur vous.
En tout cas, moi j'avais découvert ce journaliste lors des JO d'Atlanta en 1996 diffusés 22h/24 sur Canal plus. J'avais passé des moments formidables devant ma télé. Avec entre autres Thierry Rey aux commentaires du judo. Vous voyez, je ne dis pas que des vacheries parfois...